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Articles - Publié le 07/27/2022
Les cépages oubliés
92 hectares de cépages perdus mais pas disparus
Aux côtés des cépages les plus largement répandus cohabitent des cépages dits perdus ou oubliés. Ils représentent à peine 1% de l’encépagement champenois, soit 92 hectares - mais font pourtant partie du terroir champenois et suscitent la curiosité.
C’est à partir de 1927 que certains cépages sont écartés ou « oubliés » et d’autres, priorisés. Le Gamay est l’un des premiers cépages à être écarté mais pas complètement puisque l’on en retrouve encore dans certaines cuvées.
On citera aussi le petit meslier, que l’on confond souvent avec l’arbanne un autre cépage oublié. D’ailleurs plus qu’une confusion, ils auraient même partagé le même nom : le petit meslier ayant été rebaptisé arbanne à un moment où l’on croyait ce dernier disparu dans les Vosges.
Quelques Pinots viennent également allonger la liste des « oubliés ». Commençons par le Pinot blanc vrai. En réalité il a toujours été difficile à situer puisque souvent intégré à des parcelles de Chardonnay, il était alors vinifié en même temps que ce cépage nettement plus répandu.
Vient ensuite le Pinot de juillet, au nom trompeur du fait de sa récolte pratiquée au début du mois d’aout. Terminons par le Pinot Droit, dont l’encépagement atteignait encore mille hectares en 1905.
Un point commun rassemble ces différents cépages : tous ont été reconnus à une certaine époque avant d’être abandonnés pour des raisons de sélection mais aussi du fait de conséquences environnementales. Cependant, tous ou presque font aujourd'hui l’objet de cuvées particulières, à leur image.